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 LA KABBALE

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MessageSujet: LA KABBALE   Mer 6 Aoû - 13:50

LA KABBALE

Texte proposé par Totty'S
Ecris par Virya

Le terme Kabbale vient de l 'hébreu "Kabbalah " qui veut dire "réception", "tradition". Il désigne une mystique cherchant la relation intime et directe avec la divinités La Kabbale appartient au cité de la Hèssed (clémence) de l 'arbre de vie et dépend donc directement de la H’okhmah (Sagesse). Les religions, par leurs dogmes, se placent en intermédiaires entre les créatures et leur Créateur, le Kabbaliste cherche par son expérience une relation sans entremise. C'est pourquoi la kabbale est directe, existentielle et intuitive. Elle laisse à chacun sa liberté de vision de la réalité. La religion entretient le lien, la Kabbale cherche l'origine du lien. La preuve en vient de l 'hébreu "KABEL" "en face de..., de la même racine que Kabbalah.


La tradition enseigne que Moise a été le premier kabbaliste, car il a reçu (kibel) la Parole divine sans intermédiaire. Il a choisi en son temps de fixer ce qu'il avait "reçu" au moment où il était en parfaite "Kabbalah" (réception), pour le transmettre ensuite. Ce moment s'est fixé dans des interprétations qui l'ont limité en le figeant dans de multiples interprétations. C'est pourquoi les kabbalistes font une différence entre la Torath moshé (la Torah que reçut Moise) et la Torah ha Shem, la loi de Dieu. Le mot hébreu Ha Shem veut dire "le Nom", le Nom divin enfermant tous les noms. Il y a dans cette permutation, de Moshé (Moise) en Ha Shem, un jeu de mot kabbalistique car Moshé s'écrit en hébreu avec trois lettres (mem, shin, hé) qui inversées forment ha Shem (hé, shin, mem). Ceci faisant allusion au fait qu'en changeant le sens de lecture du texte, le réel se manifeste dans son immensité.
Après la "réception" de Moïse, la Torah Hashem, la Loi Divine a continué son immense mouvement et en d'autres âges des êtres « reliés » ont eux aussi figé les moments sacrés qu'ils recevaient. Ils sont tous un aspect de la grande réalité divine, mais ne sont en aucun cas la Réalité divine que la pensée ne peut enclore: "Le Réel est transcendant à la pensée". Le but du kabbaliste n'est pas d'ar-rêter ce qu'il reçoit mais de chercher comment participer à ce gigantesque mouvement cosmique. C'est une voie plus difficile car elle n'a pas de garde-fou et le kabbaliste pour réussir doit se préparer longtemps.
Un texte hébreu, le "Pirqué Aboth", "Les sentences des Pères" commence ainsi: "Moïse a reçu la Torah sur le Mont Sinaï Il l'a transmise à Yeshoua, celui-ci l'a remise aux anciens, ceux-ci la communiquèrent aux prophètes et ces derniers la transmirent aux membres de la grande communauté". Les textes reçus de la Kabbale sont assimilés à un jardin secret. Ce domaine réservé de la Connaissance ésotérique est désigné par les quatre lettres du mot "PARDES" (en hébreu, ce mot a la même étymologie que Paradis, s'écrit avec quatre lettres: pé, reish, daleth, sa-meck).
Chacune des lettres de ce mot est l'ini-tiale des termes hébreux qui indiquent les 4 niveaux d'étude des textes reçus:
1 - PESHAT "Sens littéral" d'une racine qui veut dire "simple". Ce niveau de lecture concerne la simple compréhension des mots et traite des choses simples du monde sensible.
2- REMEZ "Allusion", "Insinuation", mais aussi "clin d'oeil". Est un niveau plus élevé, d'où la racine RAM qui veut dire "élevé". Ici, le kabbaliste doit découvrir les indications contenues dans les lettres même de l'écriture.
3 - DERASH Interprétation figurée", avec le double sens de "réclamer, exiger, demander et commenter". Ce terme désigne la parabole, la légende, le proverbe, etc.. C’est avec la démarche du DERASH que le peuple d'Israël vint vers Moïse pour interroger Dieu "Lederash Elohim".
4 - SOD "Le Secret". C'est le niveau ésotérique concernant la théosophie, la métaphysique et la révélation des choses surnaturelles, secrètes et mystérieuses.
La section Haguigah (14b) du Talmud rapporte l'aventure des 4 rabbim qui pénétrèrent ensemble dans le Verger de la Connaissance mystique: Es fièrent quatre à entrer dans le Pardés: ben Azai; ben Zoma, ben Abouya et Akiva ben Yosseph.. Ben Azaï regarda et mourut... Ben Zoma regarda et perdit la raison... Ben Abouya devint hérétique Seul, Rabbi Akiva entra et ressortit en Paix... Akiva précisa: "Quand vous arriverez aux résidences de marbre étincelant, ne dites pas Mayim ! Mayim, (des eaux, des eaux./)...
Ce texte veut nous dire qu'avant d'atteindre le Sod une préparation graduée est nécessaire. Il faut savoir que pour pénétrer le Sod tous les problèmes psychologiques de la nature humaine doivent être réglés définitivement. On peut considérer PESHAT et REMEZ comme une psychothérapie, DERASH étant une sorte de psychanalyse ésotérique. Akiva put pénétrer le Sod du Pardés parce qu'il était H'akham - Sage-, il avait réalisé les 7° degrés de la spéculation mystique, nombre qui est aussi la guématria (valeur numérique) du SOD (60 + 6 + 4 = 70). Sur le terme PARDES, H'ayim Vital précise: "le sens de l 'Ecriture est littéral, analogique et mystique. Celui-là sera obligé de se réincarner tant qu'il n'aura pas accompli toute cette tache." Ainsi, Pardès ne représente pas uniquement des niveaux d'études mais de conscience, c'est le chemin qui mène vers la réalisation de l’Etre divin.
La Kabbale offre différents matériaux pour l'expérience de chacun.
Le principal outil est l'alphabet hébreu dont les 22 lettres sont un vecteur de communication autant pour "recevoir" que pour "transmettre". c'est la Kabbalath haothiot "La Kabbale des lettres". Ces lettres, comme des miroirs, permettent à la Force Divine de se refléter dans nos consciences, nos consciences dans nos pensées, nos pensées dans nos paroles, nos paroles dans nos actes; et réciproquement. Ce mode de réception est un perpétuel acte créateur et le Kabbaliste sait créer son monde en permanence, alors que les dogmes religieux demandent de vivre dans un monde déjà créé. Le kabbaliste sait que le monde n’est pas un produit achevé donc sa pensée, ses paroles et ses actes aussi; aucune loi et commandement ne peuvent être définitifs. Penser le contraire force à vivre dans un monde qui n'évolue plus ou du moins très lentement et se souille à force de tourner sur lui-même. Un chemin trop fréquenté se sature vite.
Les 22 lettres sont l'essence du Verbe créateur, de la Parole et sont le fondement de la Kabbalath Halashon, la Kabbale du langage". Dans la mystique, chaque lettre de l'alphabet hébreu représente un univers qui est une matrice de l'existence, une pierre essentielle de la construction de l'édifice cosmique. Mais il faut comprendre que les lettres formées par l'encre n'en sont que des
symboles, des véhicules d'énergies créatrices, ce qui n'enlève rien à leurs qualités. D'ailleurs, le terme hébreu qui veut dire lettres: AUTIOTH, l’explique. En hébreu, AUTH désigne une lettre, mais cette racine veut aussi dire: Signe, Miracle, futur.
Le texte révélé de la Torah, connu sous le nom de Pentateuque, est un gigantesque ballet d'énergies créatrices sous la forme de permutations des 22 lettres de l'alphabet hébreu. La tradition enseigne que ce texte peut être lu à 70 niveaux différents, des clés numériques et des codes structurés permettent d'en pénétrer les secrets. Il est vrai que ce texte lu au premier degré peut être vu comme un simple "roman" ou comme référence d'un code de vie et de morale (bien que la morale y soit parfois étrange). Nombres de passages y sont difficilement explicables à moins que l'on en possède la clé pour changer le niveau de lecture. Ces clés sont les valeurs numériques, les permutations de lettres, les abréviations de phrases, et bien d'autres codages beaucoup plus subtils.
En voici un simple exemple: Le livre de la Genèse nous parle de la vie d' Abraham et de Sarah, qui s'appellent au début du texte Avram et Saraï et qui ne peuvent avoir d’enfant ensemble. Dieu intervient et renomme Saraï, Sarah et Avram, Abraham, le couple ainsi transformé Sarah peut enfanter. Ceci pousse les exégètes à des commentaires complexes, alors qu'avec l'aide des valeurs numériques la situation est évidente.
En effet, Saraï s'écrit en hébreu Sameck (S), Reish (R), Yod (Y) et Sarah Sameck (S), Reish (R), Hé (H). Avram s'écrit Alef (A), Beith (V), Reish (R), Mem (M) et Abraham Alef (A), Beith (B), Reish (R), Hé, H), Mem (M). Il suffit d'observer que le Yod (Y) de Saraï, dont la valeur numérique est 10, a été scindé en deux Hé (H), lettre dont la valeur est 5, un hé (H) a été placé dans Sarah, l'autre dans Abraham. Le yod est le germe androgyne de la création, mais pour créer une vie il faut que deux vies s'unissent, la lettre Hé représente le "souffle de vie". Cette redistribution des énergies au sein du couple ne l'a pas modifié dans son existence car la valeur numérique de l'ancien couple, Avram + Saraï = 513, est toujours celle du nouveau couple Abraham + Sarah. L'intervention divine n'a fait que réharmoniser un couple déséquilibré et cet enseignement sur la redistribution des énergies, un Kabbaliste doit savoir le reproduire sur lui et dans son environnement.
Mais la Kabbale n'est pas seulement une voie spéculative, le Kabbaliste doit aussi passer beaucoup de temps à l'intérieur de lui-même pour se découvrir et réveiller sa H’OKHMAH, sa Sagesse.
La Kabbale est la voie de réalisation de la H’okhmah nitsarah, la Sagesse occulte. Cette H’okhmah, Sagesse, n'est pas une simple conception philosophique abstraite, mais une réalité première dont le but ultime est la réintégration divine. Le mystique se doit d'orienter ses efforts en permanence vers ce but divin, sans jamais défaillir...

A suivre





Dernière édition par Totty'S le Mer 6 Aoû - 13:51, édité 1 fois (Raison : correction)
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MessageSujet: LA KABBALE (SUITE)   Mer 6 Aoû - 13:57

LA KABBALE (SUITE)

Texte proposé par Totty'S
Ecris par Virya

Il est nécessaire de bien comprendre ce qu'est la véritable H’okhmah (Sagesse), afin d'apprendre à la reconnaître. Le sens étymologique de Kabbale, est "réception" et pour recevoir il faut un réceptacle. Ce réceptacle divin, c'est la H’okhmah (Sagesse) suprême, celle que rien ne peut limiter. Pour la réaliser, le kabbaliste ne devra jamais oublier ceci:
"La H’okhmah est un réceptacle illimité qui a la particularité suivante, PLUS ON LE REMPLIT, PLUS IL PEUT ÊTRE REMPLI". C'est toute la différence qui existe entre le monde matériel et le monde divin et tous les maux qui frappent l'humanité en tirent leur source.
Un réceptacle de nature matérielle est systématiquement limité: si on remplit un verre d'eau, lorsqu'il est plein il déborde, de même si l'on mange, aussi grande soit notre faim et notre gourmandise, la capacité du corps est limitée. Par contre, on peut «manger des yeux" et là notre capacité est seulement limitée par l'imagination mais limitée tout de même. En passant dans le domaine de l'esprit, notre capacité est démultipliée.
A la différence de tout ceci, la H’okhmah suprême ne connaît aucune limitation. Car plus elle se remplit et plus elle peut être remplie; systématiquement, le contenu se transforme en contenant. Le mystique qui a réalisé la H’okhmah selon (Sagesse suprême), vit en perpétuelle expansion de conscience et inonde le néant de sa lumière, ceci à l'image du cosmos tout entier.
La kabbale appelle aussi la H’okhmah Moh'a, le cerveau, car notre cerveau est le reflet de la Sagesse. En effet, si l'on observe l'évolution d'un cerveau, au commencement il est vide mais possède une potentialité. Le fait même d'exister va lui apporter une première connaissance qui, associée à la potentialité existentielle, permettra la découverte d'une nouvelle connaissance et ainsi de suite jusqu'à des milliers puis des millions de connaissances. Le cerveau répond à cette loi d'expansion, non pas en tant qu'objet physique mais en tant qu'esprit. C'est en assimilant des connaissances qu'on peut en générer de nouvelles. De même que c'est en développant des qualités que l'on en fait naître d'autres.
Les niveaux d’existences se limitent les uns les autres, en général (c'est-à-dire si on ne fait rien pour que ça change) la matière limite l'esprit en agissant en ancre marine; c'est la loi d'involution. Un cerveau, aussi agile soit-il, ne pourra correctement se développer si le corps qui le porte se limite à ses instincts, ou s'il est trop faible pour aller vers le savoir. De la même manière, l’âme ne s'épanouira pas correctement si le centre de gravité existentiel descend trop profondément dans la matière. C'est pourquoi il est capital de faire évoluer en permanence son niveau de conscience par des exercices spirituels qui devront lutter contre ses perpétuelles autolimitations, dont les humains semblent raffoler. S'auto-limiter c'est marquer la frontière de son propre néant.
Pour les kabbalistes, le néant porte le nom de Ein, c’est-à-dire "rien". La fin de ce néant c'est l'Ein soph, la fin du néant, soit l'infini. Mais il faut comprendre que l'Ein est personnel. Nous avons tous notre propre néant. Il commence où notre autolimitation nous arrête, après nous ne pouvons ni concevoir ni comprendre, donc c'est Ein. Imaginons un être qui se dirait: " Je ne suis que ce corps de chair, au-delà de ma forme rien n'existe ". Le néant de ce personnage commencerait pour ainsi dire "à fleur de peau". Ceci est un cas extrême mais, si on y prête attention, nous nous comportons tous ainsi à différents stades.
La plus courante des autolimitations est l'identification à sa petite personnalité, ce fameux "Moi je" qui fait tant de ravages sur cette planète, bien trop petite pour contenir un seul ego. Ce dernier répond à une loi bien particulière. Plus il gonfle et plus on devient petit et ridicule. Ici, le néant commence après que l'on ait dit "moi" ou "je" et de nombreuses qualités se font étouffer par cette exaltation de ego. La petite personnalité, dans ce cas, n'est pas un réceptacle évolutif et n'étant pas harmonieuse, elle a besoin pour se nourrir de forces lourdes telles que: la vanité, l’orgueil, l’envie, la jalousie, etc... et ce, au détriment de l'amour, du sentiment de l'unité, de l’humilité et de l’harmonie.
L'identification à la petite personnalité, bien que difficile à maîtriser l'une des autolimitations les plus faciles à repérer avec un peu d'honnêteté et de recul. Mais la vie de tous les jours montre que les autolimitations sont innombrables et dérivent les unes des autres. on peut rencontrer au hasard des situations, l’identification raciale, politique, religieuse, philosophique, nationale, planétaire, etc...
L'autolimitation arrête la possibilité d'évolution et de dépassement. Il est donc nécessaire de garder une constante réceptivité de manière à participer à l'expansion. C’est là, le véritable sens de "Kabbale", en tant que réception. Recevoir la lumière divine afin de repousser les limites du néant et surtout ne pas se laisser enfermer, de manière à ce que le néant ne nous désagrège et ne nous réduise progressivement à rien.
Au commencement, il n'y avait que Ein, néant ou non-être, formé des trois lettres hébraïques Aleph-yod-noun, qui permutées en Aleph-noun-yod, forment Ani ou "moi". Ceci pour révéler que le néant, aussi profond soit-il, enclôt une présence, la Présence Divine. Dans ce sens, Ein ne doit pas être pris comme non-existence mais plutôt comme n'ayant pas de valeur d'existence ou plutôt inconnu.
Au commencement Ein emplissait tout et tout était Dieu. Mais si Dieu est tout, donc tout est parfait, alors comment expliquer le chaos et la dysharmonie dans laquelle la création vit ? Et comment tout cela s'est-il produit ? Pour répondre à ceci, Isaac Louria, kabbaliste palestinien du XVIème siècle, révéla la doctrine du Tsimtsoum (Restriction, veut aussi dire diaphragme) dans laquelle Dieu emplissant tout, dut, pour se manifester, se retirer d'un endroit de son immensité et créer un vide dans son Ein. Par une rétraction et contraction d'une partie de ce Ein, une limite fut donc établie et porta le nom de Soph (Fin), la fin du néant, Ein Soph, c'est-à-dire l'Infini; il y eut réalité et existence, Yèsh en hébreu Cette création ex-nihilo porte, en hébreu, le nom de Briyah yèsh méayin "Création de l'existence issue de rien".
Le Tsimtsoum créa un vide par la rétraction et la contraction simultanées qu'il provoqua et la partie du néant concernée se rétracta en un seul point, dense et inconnu. Il est difficile d'imaginer un point de non-être qui, bien qu'inconcevable, soit existant et réel.
Ce point est le yèsh (l’existence, la réalité, un quelque chose) à l'origine de tout, la source de toute la création. Yesh est formé des lettres Yod et Shin, Yod est le germe, h plus petite des 22 lettres hébraïques, un simple point qui tourne sur lui-même. Shin est la force active qui empêche le Yod de se désagréger en tournant sur lui-même et lui apporte sa qualité de force centrifuge d'ouverture. C'est pourquoi Yèsh est l'existence, contrairement à Ein où le yod est enfermé entre le silence de Aleph et l'illusion de Noun.
D'ailleurs, ceci est prouvé par le mot hébreu formé par l'association Aleph Noun: An, "où ?". Ce Yod enclos dans une question montre bien que Ein n'est pas l'inexistence mais l'inconnu.
Cette dernière étape terminées Dieu revint dans un acte de création et de formation, en projetant un rayon de sa lumière (aur en hébreu) dans l'Ein soph, qui s'emplit de cette lumière infinie, en hébreu Eym soph Aur. Le rayon frappa yèsh qui éclata en 22 étincelles dispersées dans l'Ein Soph. Ces 22 étincelles sont les forces, énergies indispensables au développement de la création, en quelque sorte les 22 chromosomes cosmiques.
Ces 22 forces fondamentales se sont unies les unes aux autres pour faire naître de nouvelles forces énergies, à la manière d'une toile tissée aux maillages multiples, mais tissée par un seul et unique fil continu.
Ce fil est le rayon de lumière divine d'Ein Soph Aur et ce processus de création et d'expansion démontra qu'Ein Soph est le premier
réceptacle répondant à cette grande loi cosmique: "Plus on remplit et plus on peut remplir". Les 22 lettres de l'alphabet hébreu, lorsqu' elles se combinent sur une page, suivent le même processus d'énergie que la lumière de l'Ein Soph. L’humain lui aussi est à l'image du processus car si l'on se réfère au livre de la Genèse, il est dit: "et il fit l'Adam dans son image et en sa ressemblance..."* Etrangement, les commentateurs bibliques ont toujours cherché, dans ce verset, l’affirmation que la forme de l'humain est celle de Dieu. Mais si on suit le processus de création décrit par le texte de la Genèse, à aucun moment il est dit que Dieu a un nez, des oreilles, des bras, etc... On sait seulement qu’il a une Rouah, un souffle créateur. Avant qu' Adam ne soit formé, l’image existante était celle du cosmos.
Nous sommes donc à l'image du cosmos et répondons au processus d'évolution et d'expansion (en tant qu'Adam). A travers les âges et les traditions, l’humain a toujours cherché à faire Dieu à son image et ceci développe l'orgueil et la vanité. Dans ce cas, l’auto-limitation prend le dessus et le processus évolutif est brisé. C'est le symbole de la chute d'Adam et Eve. Chute qu'Isaac Louria a appelé "Shvirath hakelim", la brisure des vases.
Au moment de l'acte créateur, Louria dit que certains réceptacles ne furent pas assez solides pour recevoir la lumière. En raison d'un accident causé par une soudaine auto-limitation, certaines des forces énergies originelles perdirent leur souplesse expansive et se heurtèrent donc à l'énergie créatrice qui les fracassa. Pour reprendre l'image précédente de la toile tissée, certaines mailles se cassèrent et rompirent ainsi l'unité harmonieuse du fil créateur. Ce ne fut plus un mais deux, trois puis une multitude de fils qui constituèrent la toile. Chacun continua ou arrêta son expansion isolé de la source créatrice. Cette harmonie rompue concerne le cosmos entier, toutes les forces naturelles, les lois rythmiques, les
astres et toutes les créatures. L'harmonie de l'Adam qadmon mâle et femelle fut donc brisée elle aussi. A cette image, la création entière fut expulsée du principe d’harmonie symbolisé par le jardin d'Eden.
Le but du kabbaliste, comme tous les mystiques, est de retrouver cette harmonie perdue, de réparer cet accident. La réparation des brisures originelles dépend de l'effort de la plus infime des créatures. En raison de la chaîne hiérarchique évolutive, la responsabilité de l'humain est fondamentale dans cette réaction. Il appartient à chacun de nous de réparer les brisures révélées dans notre nature par nos défauts, tous ces travers qui représentent le plomb de l'âme. La
kabbale est une véritable alchimie spirituelle par laquelle la substance constituant nos imperfections est transformée en qualité lumineuse.
La brisure des réceptacles a obligatoirement fait des résidus, que l'on appelle "Klipoth", coquilles. Ces Klipoth représentent toutes les forces involutives de l'univers, l’anti-lumière du cosmos. Chaque Klipah selon sa force est une dévoreuse d'Ein Soph Aur (lumière divine). Après la brisure, un éternel combat a pris naissance, celui de la lumière et des ténèbres et il est à noter que l'on dit «la lumière" car elle est unique et ‘les ténèbres" qui sont diverses. En nous, une klipah est une force involutive poussant à sombrer dans l'inertie et la division. Elle circule dans l'ombre de notre inconscient et nous fait agir souvent contre nous-mêmes. Elle est comme un iceberg dont on ne voit qu'une petite partie, cette face révélée est un de nos défauts.
S'appuyant sur le fait que «La nature a horreur du vide", détruire une klipah n'arrange rien car on ne fait qu'accentuer la dysharmonie. On se retrouve devant le problème de l'Hydre à qui, chaque fois qu'on coupait une tête, en faisait pousser sept autres. Il faut donc réussir à transmuter une klipah en lumière et la remettre dans le processus évolutif, c'est tout le travail de la kabbale. Un défaut humain ne doit donc pas être détruit mais transformé en qualité. Il faut s'en servir comme carburant alimentant une nouvelle qualité. L'éveil du divin en soi dépend des ténèbres qui sommeillent dans les abîmes de la conscience et de la force et du courage que l'on a de les éveiller et de les dompter. Nous sommes seuls face à nous-mêmes mais nous profitons de l'effort de ceux qui nous précèdent.
Il faut toujours se souvenir qu'un sage qui s'illumine libère des germes de lumière divine qui favorisent l'éveil de milliers de justes car le grand fil a été réparé en un endroit. Nous dépendons tous les uns des autres et si l'on se laissait aller vers le sommeil des Klipoth, nous nous comporterions alors comme un boulet pour les forces de la lumière. Dans ce grand drame cosmique, chacun doit prendre ses responsabilités.
La première lettre du texte révélé à Moise est un Beith (B), la dernière un Lamed (L). Ainsi la révélation s'est faite de Beith à Lames, qui forme Bal, l'âme universelle. La voie de réintégration divine, passe par le mouvement inverse de Lamed à Beith qui forment Lév, le cœur.
La kabbale nous demande de découvrir en nous le monde futur, Olam haba, disons le Nouvel-Age.


Virya.
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MessageSujet: Re: LA KABBALE   Ven 2 Jan - 12:40

sais pas le religion de madona sas.
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MessageSujet: Re: LA KABBALE   Ven 9 Jan - 13:36

Je ne sais pas.
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MessageSujet: Re: LA KABBALE   

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